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Au coeur du monde

Jo'burg et Durban

Afrique du Sud, Pays-Bas, Afrique4 min read

Fin de notre voyage jusqu'à Amsterdam

Arrivé à Ultrecht, nous apprenons donc que notre avion pour Johannesburg est annulé. On ne s’inquiète pas plus que ça mais il faut quand même régler le problème, ce qui n’est pas évident sans téléphone. Notre correspondante d’EgyptAir est serviable et nous savons qu’au pire des cas, nous resterons à Amsterdam tous frais payés jusqu’au prochain vol… pas de problème pour nous : nous ne sommes pas particulièrement pressés. Nous décidons malgré tout d’aller au plus vite à l’aéroport pour régler le problème. Nous quittons donc le café WIFI où nous avions établi nos quartiers pour quelques heures. Nous voilà partis en stop pour notre dernière étape avant l’Afrique du Sud. Le lendemain matin, à l’aéroport, tout est arrangé : nous arriverons le jour suivant à Johannesburg.

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Johannesburg et Durban

Une fois arrivés en Afrique du Sud, nous passons la première journée à Johannesburg et les deux suivantes à Durban. On ne peut pas dire que nous ayons particulièrement apprécié ces deux villes. Il faut savoir que l’Afrique du Sud est un pays où la criminalité est très élevée (50 fois plus de meurtres qu’en France) et que cette criminalité se trouve avant tout dans les grandes villes. Cela est très contraignant pour nous. Nous voudrions nous arrêter dans les rues et discuter avec les gens. Au lieu de ça, nous marchons vite pour ne pas sembler perdus et ne pas être une cible potentielle pour les voleurs. Bref, il semble compliqué pour nous d’y marquer une étape.

Pourtant, nous gardons un excellent souvenir de Johannesburg. Grâce à la grand-tante d’Olivier, Tanette, nous avions pris contact avec Sœur Claude-Monique. Elle vient nous chercher avec son amie Everina à l’aéroport. Elles nous emmènent dans l’un des quartiers les plus dangereux de la ville, là où vivent les 4 Petites Sœurs de Jésus dont Sœur Claude-Monique fait partie. Elles s'y sont installées depuis l’Apartheid. A cette époque, les droits des personnes noires étaient considérablement limités. Elles n’avaient pas le droit de prendre le même bus que les blancs, elles ne pouvaient pas fréquenter certaines places publiques, elles ne pouvaient pas même voter.

Ce premier jour nous permet donc de discuter avec ces femmes extraordinaires qui ont décidé de vivre avec la population d’un quartier difficile.

Akiko, l’une des sœurs, nous fait prendre les transports locaux réputés dangereux qu’elle prend au quotidien. Elle nous balade dans les quartiers difficiles. Il n’y a pas la moindre trace d’un blanc. Elle s’y sent à l’aise, semble s’y sentir en sécurité. Pour nous, c’est une super occasion de visiter la ville d’un œil atypique. Nous adorons.

Le soir, chez les Sœurs, nous rencontrons Steven-John et sa mère qui nous accueillent pour la nuit.

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Nous semblons complètement désorganisés car nous n’avons rien prévu pour les jours à venir. On nous recommande d’aller à Durban, grande ville de la côte est. Nous prenons donc, tôt le matin, un bus pour Durban. A notre arrivée, nous prenons la direction du BackPacker’s le moins cher de la ville. Il est un peu loin. C’est une bonne occasion de sentir un peu l’esprit de la ville tout en se promenant. Nous nous ravitaillons, pensant avoir du temps devant nous. Malgré tout, nous ne sommes pas très à l’aise dans ces rues que nous sentons mal fréquentées. Très vite, la nuit nous surprend. C’est vrai qu’ici c’est l’hiver, et à 17h30, on n’y voit déjà plus rien. Et finalement, on se perd un peu… beaucoup ! Nous appliquons les conseils de Steven-John : marcher sans hésitation dans la direction indiquée, ne pas marcher proche des murs pour ne pas s’y faire plaquer avec un couteau sous la gorge, séparer notre argent dans plusieurs poches et même dans les chaussures pour ne pas tout perdre d’un coup !

Finalement, nous nous arrêtons dans une station essence pour demander notre chemin. Nous en repartirons dans un taxi. Le sentiment de sécurité après ce coup de stress en vaudra bien son prix !

Dans le taxi, nous apprenons que nous nous baladions dans les mauvais quartiers, ce que nous avions plus ou moins compris. Une fois arrivés à l’auberge, il n’y a plus de place… Nous nous rendrons donc dans une autre auberge, bien que les prix ne soient pas du tout dans nos cordes, mais nous sommes rassurés d’avoir un toit pour la nuit. Nous tirons les leçons de notre désorganisation et profitons d’une bonne nuit bien attendue !

Le lendemain, direction le centre de Durban, de jour cette fois-ci. Là encore, nous souffrons de l’impossibilité de nous arrêter et parler aux gens. On ne peut pas se poser, de peur de sembler perdus. Mais cette journée aura au moins eu le mérite de nous permettre de comprendre comment marchent les transports locaux. Il s’agit de taxi minibus (un peu comme un Jeepney pour les lecteurs philippins). Ils ont une trajectoire déterminée mais s’arrêtent tout le long du trajet pour déposer ou prendre des personnes. C’est super efficace. Le chauffeur conduit pendant qu’une autre personne récolte les sous ou clame dans la rue le nom du terminus pour amasser des clients. Ce moyen de transport est assez compliqué à utiliser pour un novice car il suppose de savoir où prendre le taxi minibus. Evidemment, il n’existe aucune carte, aucun arrêt et même si vous savez où le prendre, il peut y avoir 30 taxis minibus à cet endroit. Mais un seul est le bon. Et si vous ne savez pas bien où vous voulez aller… ça devient très difficile !

En conclusion, ces premiers jours en ville ne nous ont pas permis de souffler et nous avons été en permanence méfiants envers les gens. Nous décidons donc de nous excentrer des grandes villes. Direction Coffee Bay, un village de 600 habitants de la Wild Coast, lieu où vit le peuple Xhosa. Pour le premier soir, nous avons la sagesse de réserver un emplacement tente dans une auberge de jeunesse (oui, oui, après une première nuit à Durban coûteuse, nous avons décidé d’acheter une tente).

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